Mes poupées russes au crochet

Mes poupées russes au crochet

06

Janvier 2017

Création
Fait-Main
Crochet

Une de mes meilleures amies est d’origine russe. Elle m’a demandé, il y a quelques mois, une matriochka en crochet. J’ai regardé différentes créations sur Internet et des patrons dans les livres : rien ne m’a parlé. J’ai donc décidé de créer ma propre poupée russe, à partir d’images de poupées  traditionnelles. J’ai tenu à broder les fleurs qui « habillent » la figurine pour rappeler la délicatesse des peintures sur les poupées en bois.

Une de mes envies était qu’elle puisse s’ouvrir sur une poupée plus petite : des vraies poupées gigognes finalement !

J’ai pu les offrir à mon amie cet automne. Elle a été ravie ! Savoir que ses propres créations plaisent autant, que les heures de travail ont abouti sur un objet qui est aujourd’hui chéri est un sentiment vraiment difficile à décrire.  Êtes-vous également des adeptes des cadeaux faits-main ?

Ours féru d’artisanat, je travaille dans le Studio “Le rat et L’ours” depuis 2015. Retrouvez nos travaux sur notre site. N’hésitez à me contacter pour plus d’informations. Merci de m’avoir lu !

Crochet Vintage : Tuto de l’hexagone pétale

Crochet Vintage : Tuto de l’hexagone pétale

06

Janvier 2017

DIY
Crochet

La technique du crochet est à nouveau à la mode. Revisitée, colorée et moderne, on peut trouver de nombreuses idées pour tous les membres de la famille et décorer notre domicile. Je suis la première ravie de ce « revival ». Mais je suis aussi la première à pleurer l’envoi aux oubliettes de son côté très vintage. A partir de petits tutoriel, je vous invite à revisiter des motifs oubliés. Nous commençons notre voyage au pays des points appartenant au passé avec un motif fabuleusement kitsch, l’hexagone pétale.

Rappel pour les abréviations : m. = maille
Pour ce motif, nous ferons des mailles en l’air, des mailles coulées, des mailles serrées et des brides.

Commencer par faire 6 m. en l’air et les fermer par 1 m. coulée dans la première m.

Tour 1 : Dans le centre du cercle, faire 4 m. en l’air (= 1 bride + 1 m. en l’air) puis * 1 bride, 1 m. en l’air * répéter pour avoir 12 fois ce motif. Fermer par 1 m. coulée dans la 3ème m. en l’air.

Tour 2 : Commencer par 3 m. en l’air (= 1 bride) puis 2 brides sous la m. en l’air du tour précédent, 1 bride sur 1 bride, 2 m. en l’air, sauter la m. en l’air suivante puis faire * 1 bride sur 1 bride, 2 brides sous la 1ème m. en l’air du tour précédent, 1 bride sur 1 bride, 2 m. en l’air * répéter pour avoir 6 fois ce motif. Fermer par 1 m. coulée dans la 3ème m. en l’air.

Tour 3 :  Commencer par 3 m. en l’air (= 1 bride) puis 1 bride dans la même bride que les 3 m. en l’air, 1 bride sur chacune des 2 brides centrales, 2 brides sur le dernière bride, 2 m. en l’air, puis faire * 2 brides sur la 1ere bride, 1 bride sur chacune des 2 brides centrales, 2 brides sur le dernière bride, 2 m. en l’air * répéter pour avoir 6 fois ce motif. Fermer par 1 m. coulée dans la 3ème m. en l’air.

Tour 4 : Commencer par 3 m. en l’air (= 1 bride) puis 1 bride dans la même bride que les 3 m. en l’air, 4 brides, 2 brides sur la dernière bride, 3 m. en l’air, puis faire * 2 brides sur la  bride, 4 brides, 2 brides sur la dernière bride, 3 m. en l’air * répéter pour avoir 6 fois ce motif. Fermer par 1 m. coulée dans la 3ème m. en l’air.

Tour 5 : Commencer par 3 m. en l’air (= 1 bride) puis * 1 bride sur chaque bride, 3 m. en l’air, 1 m. serrée sur la m. en l’air des 3 m. en l’air, 3 m. en l’air * répéter pour avoir 6 fois ce motif. Fermer par 1 m. coulée dans la 3ème m. en l’air.


Tour 6 :  Faire un m. coulée sous les 2 première brides du tour précédent puis 3 m. en l’air ( = 1 bride), puis , 1 bride sur chacune des 5 brides suivantes, sauter  1 bride, puis dans chaque arceau, faire 3 m. en l’air et 1 m. serrée, 3 m. en l’air ; continuer * Sauter 1 bride, 1 bride sur chacune des 6 brides suivantes, sauter  1 bride, puis dans chaque arceau, faire 3 m. en l’air et 1 m. serrée, 3 m. en l’air * répéter pour avoir 6 fois ce motif. Fermer par 1 m. coulée dans la 3ème m. en l’air. Tour 7 : Faire un m. coulée sous les 2 première brides du tour précédent puis 3 m. en l’air ( = 1 bride), puis 1 bride sur chacune des 3 brides suivantes, sauter 1 bride, puis dans un chaque arceau faire, 3 m. en l’air et 1 m. serrée, 3 m. en l’air ; continuer * Sauter une bride, 1 bride sur chacune des 4 brides suivantes, sauter 1 bride, puis dans un chaque arceau faire, 3 m. en l’air et 1 m. serrée, 3 m. en l’air * répéter pour avoir 6 fois ce motif. Fermer par 1 m. coulée dans la 3ème m. en l’air.

Tour 8 : Faire puis 3 m. en l’air (= 1 bride), puis 1 bride entre la 2ème et 3ème bride des 4 brides du tour précédent puis dans chaque arceau, faire 3 m. en l’air, 1 m. serrée ; 3 m. en l’air ; continuer * 2 brides entre la 2ème et 3ème bride des 4 brides du tour précédent, puis dans chaque arceau, faire 3 m. en l’air, 1 m. serrée ; 3 m. en l’air * répéter pour avoir 6 fois ce motif. Fermer par 1 m. coulée dans la 3ème m. en l’air.

Tour 9 : Faire 3 m. en l’air (= 1 bride), puis * 4 brides dans l’arceau, 3 brides dans les 3 arceaux suivants, 4 brides dans l’arceau, 3 m. en l’air, sauter les 2 brides du tour précédent * terminer le tour avec 3 brides dans le dernier arceau.

Fermer par une m. coulée sur la 3ème m. en l’air du début du tour. Arrêter et rentrer le fil.


Vous aussi, criez votre amour pour le crochet désuet et montrer-moi vos créations en utilisant #leratetlours

 

Ours féru d’artisanat, je travaille dans le Studio “Le rat et L’ours” depuis 2015. Retrouvez nos travaux sur notre site. N’hésitez à me contacter pour plus d’informations. Merci de m’avoir lu !

Le meilleur livre de 2016 : La maison dans laquelle de Mariam Petrosyan

Le meilleur livre de 2016 : La maison dans laquelle de Mariam Petrosyan

06

Janvier 2017

Culture
Littérature

« La maison dans laquelle », de Mariam Petrosyan, publiée en 2009 en Russie relate le quotidien d’un internat d’enfants et adolescents, tous atteints d’un handicap. Au mois de mai 2016, les éditions Monsieur Toussaint Louverture ont publié une traduction française de cette perle littéraire.

A travers les 1000 pages de ce roman, nous suivons plusieurs adolescents et parfois leur éducateur aux surnoms évocateurs comme Fumeur, Roux, L’Aveugle ou Vautour. Il faut dire que, lorsqu’on l’on entre dans cette maison, on perd son identité, son nom et tout lien avec « l’Extérieur ». Cette Maison est régie par ses propres lois, sa géographie particulière, ses traditions et ses hiérarchies. Il est très difficile de raconter, même brièvement ce livre : il est bien plus qu’une histoire et qu’un roman. Il est une expérience à vivre.

Pour Sauterelle, la Maison était comme une ruche géante. Dans chaque alvéole, il y avait une chambre ; dans chaque chambre, un monde. Il y avait bien d’autres alvéoles : les salles de classes et de jeux, la canine et les vestiaires. Cependant la nuit, vides et sombres, elles ne comptaient pas.

Il m’a fallu plus de trois mois pour venir à bout de ce petit pavé. J’ai alterné des phases de lectures très courtes, de quelques pages à des beaucoup plus longues de plusieurs chapitres. Pourtant, de chaque séance de lecture, je ressortais avec la même sensation : Celle d’avoir perdu tout mes repères temporels. Les minutes et les heures de lectures se sont transformées en jours, en semaines et en mois passés dans cette Maison.

J’ai le sentiment d’avoir réellement accompagné les personnages et d’avoir vécus avec eux. J’en aimé certains et détesté d’autres. J’ai pleurés les pertes et me suis méfiées des arrivées. Surtout, comme les résidents qui doivent partir à 18 ans, je craignais ma sortie de la Maison et repoussais la fin de ma lecture.
Ce livre m’a profondément troublée.

En sortir a été difficile. Pour rester en lien avec la Maison et avant de débuter un autre livre, j’ai fait quelques recherches sur l’auteure, Mariam Petrosyan.

C’est sur le site des éditions Monsieur Toussaint Louverture que j’en ai appris le plus. L’auteure a écrit son roman sur une dizaine d’années et aurait même dessiné les personnages avant de les écrire. Publier son écrit n’aurait pas été son but premier : le succès s’est d’ailleurs fait attendre. Depuis la publication de son livre, elle dit “ressentir un grand vide”. Pourtant Mariam Petrosyan a su rassembler tous ses lecteurs, peu importe leurs âges ou leurs origines dans cette grande Maison. Nous sommes nombreux à être aujourd’hui imprégnés de ces lieux et d’y avoir retrouvé un peu de notre adolescence.

Je vous laisse un extrait, poétique et mystérieux, décrivant la Maison. En espérant qu’il vous donnera envie d’y faire un long séjour.

La Maison, c’est une succession de murs dont la peinture n’en finit pas de s’écailler. C’est aussi d’interminables volées de marches étroites. Des moucherons qui dansent sous les lanternes des balcons. L’aurore aux doigts de rose qui caresse les rideaux. Des pupitres recouverts de craie et débordant de bric-à-brac. Le soleil qui s’étire dans la poussière rouge de la cour. Des chiens couverts de puces qui sommeillent sous les bancs. Des spirales du tuyaux rouillés qui se croisent et s’entremêlent sous la peau craquelée des murs. Des rangées irrégulières de bottes d’enfants qui se glissent le long des lits.
La Maison, c’est un petit garçon qui s’enfuit à travers des couloirs déserts, un petit garçon constamment couvert de bleus, qui s’endort pendant les cours et se voit affublés d’une multitude de surnoms : Céphalopode, Destrier, Sauterelle ou bien trace d’Aveugle – vu qu’il ne le quitte pas d’une semelle et marche dans ses pas. Lorsque quelqu’un pénètre dans la Maison, celle-ci commence par braquer sur lui un angle de mur, tranchant comme une lame. Ensuite seulement, le visiteur peut en franchir le seuil.

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Au fil des saisons avec Koshka #1

Au fil des saisons avec Koshka #1

06

Janvier 2017

Doll
Photographie

Koshka est une petite poupée Ddung de 11 cm, en provenance de Corée. Malgré sa petite taille, elle n’a pas froid aux yeux et n’hésite pas une seule seconde à se glisser dans mon sac de voyage pour découvrir le monde. Elle adore poser devant mon appareil photo durant mes sorties.

Au fil des saisons avec Koshka est l’instant bien trop mignon sur ce blog !

Koshka a profité de l’automne très doux que nous avons eu pour faire un petit tour en forêt. Pour l’occasion, elle a mis une robe que j’ai entièrement crochetée à la main.

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Qui est l’Ours ?

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06

Janvier 2017

Présentation

Je m’appelle Anne : Je suis « L’Ours » du studio de graphisme Le Rat et L’Ours. Depuis 2015, j’ai décidé de travailler à mon compte avec mon compagnon, Le Rat. Comme vous l’avez peut-être lu sur notre site, nous faisons de la prestation de services : Nous répondons à votre demande de création graphique, quelle qu’elle soit. Ce blog est plus un espace pour mes créations personnelles et, surtout, pour mon envie de parler des choses qui me passionnent. Les sujets seront variés : j’aime créer et expérimenter.

Je ne viens pas du monde du graphisme à la base. J’ai avant tout étudié la psychologie et la création artistique comme un langage à part entière. Je reste aujourd’hui convaincue que l’expression artistique peut être un soutien important dans le développement personnel et le soin psychique.

Au niveau de mon parcours créatif, j’ai appris très tôt la broderie, en commençant par le point avant et arrière en maternelle et le point de croix quelques années plus tard. J’aime encore cet art délicat, hélas perçu comme trop désuet aujourd’hui.  Les travaux d’aiguilles sont une passion, voire une vraie obsession chez moi. Les jours où je ne tiens pas un bout de fils avec une aiguille ou un crochet sont rares !

J’ai débuté la photographie en 2007. J’ai commencé par mettre en scène mes poupées qui restent encore aujourd’hui mes modèles privilégiés. Véritables avatars, elles peuvent représenter ce que je ne peux demander aux modèles humains. Aujourd’hui, je pense que la pratique de la photographie est au centre de tout ce que je fais : ne serait-ce que pour montrer mes travaux !

Plus récemment, j’ai commencé la linogravure, technique que j’ai pu recouper avec mon amour du dessin. Je suis encore en apprentissage mais remarque mes progrès à chaque nouvelle création.

Même si vous verrez ces principales « techniques » ici, je ne suis pas à l’abri de faire bien d’autres choses !

Plus légèrement, j’adore : les paillettes, les films d’horreurs et les monstres, lire dans un bain chaud, dormir des nuits de 10 heures et bien plus, manger salé, manger sucré, manger tout court. Je chérie ma famille et faire des jeux de société. J’apprécie aussi être seule dans le silence. Je prends du plaisir à m’émerveiller facilement et d’être dépaysée juste en sortant de mon appartement. Je raffole d’avoir peur et ressentir ce petit coup d’adrénaline en traversant un couloir sombre tout en imaginant les pires horreurs. J’affectionne les livres et leurs odeurs. J’aime chiner et fouiller.

Je ne ferai pas la liste de choses que je n’apprécie pas : Restons dans le positif. C’est d’ailleurs l’idée de ce blog !

N’hésitez pas à me contacter si vous avez des questions. Vos commentaires me feront également très plaisir.

Ours féru d’artisanat, je travaille dans le Studio “Le rat et L’ours” depuis 2015. Retrouvez nos travaux sur notre site. N’hésitez à me contacter pour plus d’informations. Merci de m’avoir lu !